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Question de danse - du 26 octobre au 6 novembre
Du 26 octobre au 6 novembre 2010
Au Théâtre des Bernardines - Marseille
En préambule du Festival DanseM
Cie Anania - Taoufiq Izeddiou
Skree Wolf - Susana Panadés Diaz et Rudi van der Merwe
Nejib Ben Khalfallah
Perrine Valli
Marlene Freitas
CUBe - Christian Ubl
Androphyne - Magali Pobel et Pierre-Johann Suc
Cie Illico - Thomas Lebrun
Carol Vanni / Alain Fourneau
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Aléeff - Cie Anania / Taoufiq Izeddiou 26 & 27 octobre
solo
Le sentiment d’une lutte nécessaire est présent dans les mots et actes de Taoufiq Izeddiou. La question de créer une vie pour l’art de la danse au Maroc s’ajoute à celles qui découlent des différences identitaires. Il s’entoure d’un musicien Gnawa, Maâlem Adil Amimi, du musicologue Najib Cherradi et du metteur en scène écrivain Hassan Hammouche, pour entreprendre, à partir d’un questionnement intime, la mise en vis-à-vis des enjeux d’une vie marocaine contemporaine tiraillée entre culture traditionnelle et modernité. Quand on touche au corps, on touche à tout. Boxe, théâtre, architecture, c’est en la danse que l’artiste écorché forge sa meilleure arme, pour, avec Aléeff , questionner les dualités temporelles et sociologiques entre l’occident individualiste et l’orient communautaire. Sous la forme d’un solo, donc, cet espace de revendication, absolu pour le danseur…
MK
Le CND soutient le travail de Taoufiq Izeddiou depuis 2008. Ce jeune et talentueux créateur de la scène marocaine est aussi un acteur important du développement de la danse contemporaine au Maroc où il dirige le rendez-vous festivalier « On marche ». Après Âataba en 2008, le CND accueillera en résidence sa prochaine création, Aléeff, un solo autobiographique sur la question de l’identité. La pièce sera présentée au CND au cours de la saison 2011-2012.
Le Centre National de la Danse / Pantin
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I’d like to save the world, but I’m too busy saving myself - Skree Wolf / Susana Panadés Diaz et Rudi van der Merwe 26 & 27 octobre
pour 2 danseurs
20 lignes d’un texte, empruntant à la poésie ancienne le plaisir des rimes, énumèrent de façon vertigineuse les contenus télescopés d’une conscience commune de société occidentale : écologie, misère, mode, modernité, mœurs, police, racisme, terrorisme… Et 10 bimbo’s anarchistes, dont une meurt toutes les deux lignes, jusqu’à la dernière. Ainsi est présentée l’utopie désabusée des artistes suisses de Skree wolf. L’interaction entre l’individu et la foule manifestante forme une porte d’entrée. La foule est une émotion pure et peut basculer de l’euphorie à la panique dans l’espace d’une seconde… La pièce suit l’évolution [de 2 personnages] d’un état passif mélancolique vers un engagement actif, mais, est-il dit, quoique futile. Avec humour et un brin de cynisme, Susana Panadés Diaz et Rudi van der Merwe explorent les travers de l’idéalisme et de l’élan de groupe, en les opposant au sentiment d’impuissance, souvent simultané. Le titre éclaire ce dilemme : je voudrais sauver le monde, mais je suis trop occupé à me sauver moi-même.
MK
Nous connaissions Susana Panadés Diaz et Rudi van der Merwe comme des interprètes remarquables, au sein de compagnies telles que celles de Cindy van Acker, Fabienne Berger ou Gilles Jobin… Leur projet de duo sur le thème de la manifestation publique et de l’engagement politique nous a immédiatement enthousiasmé et le résultat nous livre effectivement un univers intense et personnel, truffé d’idées enthousiasmantes et souvent bien au-delà d’une « simple » première recherche. Le sens du rythme et une esthétique forte ajoutent à l’indéniable efficacité de ce « premier jet ».
Théâtre Sévelin 36 - Lausanne
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Mnema - Nejib Ben Khalfallah 29 & 30 octobre
pour 4 danseurs
Ce que je suis dans l’impossibilité de réaliser, je le place dans le rêve. Danser. Danser comme fermer les yeux pour libérer les songes et leur adjoindre espoirs et souhaits, désirs de rencontre ou de prise de parole… D’un dialecte tunisien Nejib Ben Khalfallah extrait un terme qui relie la vision au rêve, Mnema , la notion intérieure de possibles sans limites, sans contrainte de temps ni d’espace ; la notion d’une évasion qui, chez lui, ne se dépare jamais totalement du réel et de ses difficultés. L’acte de création devient le sujet de la création elle-même, en laquelle s’agrège, avec des traces du vécu et de la vie personnelle, l’aspiration originelle de l’artiste appelant la muse. En même temps qu’il nous parle d’un métier, danseur, qui n’a pas de statut dans son pays, le chorégraphe trace une passerelle immatérielle vers le public. Elle lui permet d’écouter mieux ses intuitions et de leur donner vie dans la liberté des formes, dansée ou théâtrale, à travers les corps et présences des 5 artistes embarqués.
MK
Nejib est aujourd’hui l’un des artistes associés d’El Teatro dont il porte le credo le plus important pour nous : l’intelligence, sérieux, travail, poésie, etc. Nejib Ben Khalfallah est l’un des artistes créateurs de spectacles des plus intéressants de la scène arabe.
El Teatro - Tunis
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Myouto - Perrine Valli 29 & 30 octobre
pour 3 danseurs
Dans sa précédente pièce, la distance est grande entre l’immensité sociologique convoquée –la prostitution- et une incarnation particulièrement économe, comme si la réserve et le temps constituaient une surface de projection absorbant frayeurs, opposés, fantasmes, tabous… La prospection intellectuelle et artistique de Perrine Valli semble appuyée en premier lieu sur le statut de femme danseuse. Danser -montrer mon corps- est-il me vendre ? Qui, homme, programmateur ou spectateur, est le client ? L’axe est aussi direct que fort, et c’est à travers une dialectique comparative du couple japonais (Myouto) et du couple occidental qu’elle entreprend une nouvelle étape d’exploration de l’identité sexuelle. Avec cette étude sur le chemin d’une œuvre à venir, Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt, la chorégraphe s’essaie à l’élaboration d’une écriture gestuelle balancée entre 2 valeurs, narrative et abstraite, la première observant l’éloquence des espaces et des approches, et la seconde, reliée aux sensations.
MK
La jeune chorégraphe franco-suisse Perrine Valli nous a intrigués dès notre première rencontre par son acuité, l’ambition et l’intelligence de sa recherche. Les spectacles vus ensuite -Série et plus récemment Je pense comme une fille enlève sa robe- ont confirmé notre curiosité et nos attentes. Perrine Valli développe dans ses pièces des sujets délicats dans une démarche poétique, troublante et sensible. Nous nous réjouissons de cette occasion pour elle de présenter ici son travail avec notre complicité dans le cadre de « Question de danse ».
Maison de la Danse de Lyon
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Guintche - Marlene Freitas 2 & 3 novembre
pour 2 danseurs
Marlene Freitas examine les conditions d’une permanence de l’intuition. Alors que la danseuse est manifestement mue par une puissance instinctive, la chorégraphe tient à faire naître son geste dans le partage du présent, un présent commun aux interprètes, nourri de sensations qu’il importe d’écouter, tant durant les répétitions que lors des représentations. D’un dessin réalisé par elle-même à l’issue d’un concert, la chorégraphe fait le socle du dialogue avec son partenaire Pedro Lacerda. Si la réalité comme l’idée même du concert ont disparu, il en persiste cet assemblage de traits, issus de l’émotion d’alors, ici remis en jeu comme substrat d’un geste nouveau : la figure, à un certain point, m´a demandé une vie et, plus que ça, sa propre histoire. Animer, donner âme : suspendu en équilibriste sur un fil dont on aurait masqué les points d’ancrage, le désir de mise en mouvement parvient à tracer un univers concret, ouvert à tout prix à l’imaginaire, ne s’interdisant aucune exploration, aucune audace de l’expressivité.
MK
Marlene Freitas est connue en France en tant qu’interprète de Boris Charmatz, Emmanuelle Huynh ou encore de Tiago Guedes et Tania Carvalho. A chaque fois qu’elle apparaît sur un plateau elle a cette grâce sauvage et cette force animale qui attire directement le regard. Il est temps pour elle de présenter son propre travail et d’être reconnue pour sa danse profonde, habitée, articulée.
Centre de Développement Chorégraphique Uzès Danse
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Une Maison pour la danse à Marseille ? Samedi 30 octobre - 10h30
en entrée libre / réservation conseillée
En 2007, sous le concept de Centre de danse en résidence, reflet de l’action de partage et d’ouverture à la diversité esthétique menée par sa compagnie depuis 1999, le chorégraphe Michel Kelemenis convainc la ville de Marseille de s’engager dans la construction d’un nouvel équipement structurant. La DRAC et le Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi que le Conseil général des Bouches du Rhône accompagnent le projet avec attention : le chantier, engagé en février dernier, avance à bon train. A un an exactement de l’ouverture prévue, la présentation de l’outil et du projet de développement de la danse s’offrent au débat, ouvert au public et en présence de nombreux professionnels du spectacle vivant.
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la Semeuse - CUBe / Christian Ubl 2 & 3 novembre
pour 1 comédienne et 1 danseur
« Semer tes mots pour te semer. » Au centre est une séparation amoureuse. Le texte point de départ de la Semeuse nous parle de l’après, quand la présence au geste, sans chercher à figurer, se souvient de l’avant… Christian Ubl s’(est associé à Céline Romand pour mettre en scène une nouvelle du dramaturge Fabrice Melquiot, dans laquelle sont jointes deux formes d’écriture, théâtrale et poétique. Ces dimensions expressives s’y révèlent par l’alternance formelle de deux typographies, que deux artistes passeurs tentent de traduire : la comédienne (Céline Romand) délivre la narration, quand le danseur donne corps à des poèmes par le transport d’un temps différent. Le projet se définit par sa transdisciplinarité. Danse et théâtre se partagent la scène. Dans cet espace ouvert aux souvenirs, s’égrainent des situations, des lieux, des ébats, que soulignent quelques accessoires ancrés dans le vocabulaire du chorégraphe. Et c’est un cri musical populaire, déchirant, entier, gravé en chacune des mémoires qui, comme un leitmotiv, ravive la douleur par un sourire : Ti amo.
MK
Depuis 2005 le 3 bis f a accueilli en résidence de création la compagnie CUBe, menée par Christian Ubl sur l’élaboration et la présentation de deux spectacles : May you live in intersting time et Klap Klap. Avec son projet La Semeuse, Christian Ubl, loin de s’asseoir sur ses acquis, prend un nouveau pari en abordant l’écriture littéraire avec le texte de Fabrice Melquiot et en cherchant à créer un langage du corps qui fasse écho à celui des mots. Le théâtre qui répond à la danse et inversement. Pas d’illustration, pas d’explication, une collaboration entre deux arts. Beau pari !
3 bis F – Aix-en-Provence
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[...] ou pas - Androphyne / Magali Pobel et Pierre-Johann Suc 5 & 6 novembre
pour 5 danseurs/comédiens/plasticiens
Toute personne, en devenant spectateur d’une production artistique, accepte de jouer le jeu proposé par le créateur de celle-ci. A priori. Les chorégraphes aquitains Magali Pobel et Pierre-Johann Suc s’attèlent à bousculer un axiome qui ne connaît usuellement que de rares failles. Le titre du projet, […] ou pas , déjà en forme d’option, est la première expression de la notion centrale de choix, le choix que chacun, de sa place d’acteur ou de témoin du projet, est instamment invité à effectuer. Des prémisses jusqu’à la réalisation et la révélation au public, les auteurs dissèquent toute possibilité de « mise au choix » et vulnérabilisent jusqu’à l’inconfort tous les communs du spectacle. Il est question de réveiller en chacun la faculté de libre arbitre. Il est question d’une prise de risque artistique effective où chaque élément engagé désarticule la passivité du spectateur au profit d’une conscience de regardeur, devenu actif par la détermination de sa propre posture, dans ou hors du chemin indiqué par les chorégraphes.
MK
Pierre Johan Suc et Magali Pobel entament dans cette esquisse un
questionnement sur le choix, le choix collectif ou individuel, le choix de
l’artiste, le choix des théâtres mais également celui du public. Ce
bouillonnement semble participer à notre souci permanent en tant que lieu de formuler la meilleure proposition, au meilleur moment.
C’est pourquoi nous avons répondu à l’invitation de "Question de Danse" par le choix de ces deux artistes qui nous semble poser dans cette réflexion une question essentielle.
Le Cuvier de Feydeau – Artigues près Bordeaux
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Six Order Pieces - Cie Illico / Thomas Lebrun 5 & 6 novembre
solo
Simultanément explorateur et terre d’exploration : ainsi se vit Thomas Lebrun, chorégraphe- danseur, adepte d’une remise en jeu perpétuelle de sa double qualité. Six order pieces ouvre le champ d’une réinvention de son dialogue avec des collaborateurs de circonstance, en se plaçant sous leurs ordres en situation de docilité active : je veux servir leur écriture, alors que jusqu’ici ils ont servi la mienne. Entre familier et inconnu, 2 chorégraphes tracent un cadre déjà ouvert au risque : du défunt Bernard Glandier le danseur ranime l’héritage, alors que la belge Michèle Noiret attend de ce tout premier face à face un surgissement commun. A partir de ceux-là l’enjeu se démultiplie : sous les incitations de la réalisatrice Ursula Meier, du compositeur Scanner, de la vidéaste Charlotte Rousseau et du luminariste Jean-Marc Serre, Thomas Lebrun s’anime par tranches de 10 minutes dans des écritures dont rien ne présage. Il résout en une dernière écriture ces rencontres autrement collaborées.
MK
Thomas Lebrun est un artiste au talent indéniable et qui propose dans son écriture toujours précise et exigeante des colorations différentes, des ambiances multiples, ludiques mais rigoureuses, drôles et terriblement sérieuses aussi. Six order pieces, la création prochaine, est un projet formidable par son ouverture vers d’autres créateurs, la disponibilité du danseur à se mettre au service de plusieurs créateurs. C’est une des qualités formidables de savoir s’approprier, en tant qu’interprète, une autre écriture avec une énergie qui n’est pas la sienne. Il aime ces défis et c’est en soi tout à fait intéressant.
Danse à Lille – Centre de Développement Chorégraphique / Roubaix
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Ici aussi Samedi 6 novembre - 17h30
réalisé et interprété par Carol Vanni (danseuse/chorégraphe) et Alain Fourneau (metteur en scène)
collaboration artistique : Geneviève Sorin
Partenaires : Les Bernardines – DanseM – Kelemenis & cie
Ici Aussi désigne une alliance entre deux personnes : Carol Vanni et Alain Fourneau se découvrent un très strict enjeu à partager : comment la parole appuyée sur le mouvement, se tissant avec lui, trouve une juste incarnation, un ancrage physiologique qui met le sens à l’endroit de l’interrogation fertile.
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