TATTOO
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Ballet National de Marseille
5 danseurs

Novembre 2007

Explorer comment chacun des 2 langages marque l’autre de son accent : pour sa 1e rencontre avec les danseurs du Ballet National de Marseille, Kelemenis confronte les déséquilibres et la fluidité caractéristiques de son mouvement à la technique académique équipée de son symbole le plus essentiel, la pointe.

S’il ne fallait retenir qu’une piste de l’aventure TATTOO, ce serait celle d’une recherche de l’évidence, ou comment sur un terrain emblématique, donc immensément marqué, caractérisé et fort, inscrire un trait autre, qui ne se nierait pas, ni ne refuserait la force symbolique de son environnement de circonstance. Chorégraphe contemporain, Kelemenis s’intéresse en amoureux du geste au chausson symbolique de la danseuse : il en analyse les façons les plus communes : l’équilibre, le prolongement de la ligne de jambe, le désir d’élévation… Ce point de gravité intensément minimal, sur lequel se bâtissent des figures étirées, devient le sujet d’étude, le support infime de la transposition d’une matérialité montrée du corps en mouvement chère au marseillais, fondamentalement antinomique d’une technique académique en démonstration perpétuelle de hauteur.

1. TATTOO <br> Cinthia Labaronne / Thibault Amanieu<br> © Agnès Mellon
3. TATTOO <br> Cinthia Labaronne <br>© Agnès Mellon
5. TATTOO <br> Julien Lestel / Thibault Amanieu / Agnès Lacombes / Cinthia Labaronne / Gilles Porte <br>© Agnès Mellon
7. TATTOO <br> Gilles Porte / Cinthia Labaronne / Thibault Amanieu / Julien Lestel <br>© Agnès Mellon
6. TATTOO <br> Agnès Lacombes / Julien Lestel <br>© Agnès Mellon
Au sujet de
TATTOO
Sur une idée de Frédéric Flamand, Michel Kelemenis s’empare, pour la 1e fois en création, du symbole le plus essentiel de la danse académique : le chausson de pointe. Le considérant comme un marqueur (...)
 
PRESSE
 
DISTRIBUTION
PRODUCTION
Revue du Théâtre Diane Van Der Molina Nov. 2007
La chorégraphie de Michel Kelemenis s’accorde avec une grande adéquation aux “Constructions métalliques” composées par l‘électroacousticien Christian Zanési. Ce dernier transcendant les sons de la forge et les voix d’ouvriers dans une composition allant crescendo offre un matériau de choix à Michel Kéléménis. Le chorégraphe s’en empare avec intelligence pour évoquer cette force mise en œuvre par le tatoueur quand il tatoue le corps de son client. Les chorégraphies alternent mouvements robotisés, gestuelle souple et ensembles avec portées, piqués : elles dessinent le mouvement de l‘aiguille de l’instrument qu’est la pointe du tatoueur, notamment ses allers retours, judicieusement mis en perspective avec la pointe des danseuses, lorsque ces deux dernières ne cessent de piquer le sol recouvert d’un carré blanc (symbole de la partie de peau à tatouer). Les vêtements très prêts du corps signés Philippe Combeau soulignent quant à eux la fluidité du geste courbe et précis du tatoueur dessinant des arabesques et volutes sollicitant notre imaginaire avec étonnement et grande beauté.
La marseillaise Jean Barak Nov. 2007
Que dire de Mme Labaronne, Cinthia de son prénom, Agnès Lascombes, Julien Lestel, Gilles Porte et Thibault Amanieu, du Ballet National de Marseille ? Les filles, compas savamment manipulés par les garçons, écrivent de grâcieuses géométries en 3 dimensions, on sait que Michel Kelemenis en est friant autant que d’aphorismes. (…) Quand l’excellence tutoie la beauté, on ne peut plus que se taire.
Conception générale et chorégraphie
Michel Kelemenis
Interprétation
Thibault Amanieu, Cinthia Labaronne, Agnès Lascombes, Julien Lestel, Gilles Porte
Ballet National de Marseille
Musique Christian Zanési
Lumière Manuel Bernard
Costumes Philippe Combeau
Ballet National de Marseille
direction Frédéric Flamand
Durée 18 minutes
   
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