Cadenza — Kelemenis & cie
Cadenza © DR
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Cadenza

2002

Durée : 25min

Michel Kelemenis

Kelemenis & cie

Je te cherche, je me donne, je te perds, je suis… 
Je suis d’un côté de la rivière, tu es de l’autre.
Ma voix te parvient à travers les eaux du fleuve.

La danse ciselée de Michel Kelemenis affronte ici la musique polymorphe et chargée d’action de Philippe Fénelon.
Danser Cadenza se vit comme un conflit ludique, un rapport de force où chaque initiative du danseur amenant variation dans le rapport entretenu avec l’écoulement toujours identique de la bande musicale enregistrée, l’oblige à une écoute affûtée, comme une mise en garde, permanente, à l’égard des multiples rendez-vous que le chorégraphe a dessinés pour ne jamais être redondant, et que le dialogue entre les deux expressions demeure toujours dialogue.
De ce conflit se nourrit l’engagement de l’interprète qui choisit de jouer plutôt que de subir, pour ensuite se détendre, forcé de témoigner d’un état de solitude, en inventant sa dernière danse, la plus pudique.

La création à Albi intègre l’intervention surprise d’un “spectateur candide” : Frédéric Schulz-Richard.

Distribution

Conception générale, chorégraphie et texte - Michel Kelemenis avec la participation de Frédéric Schulz-Richard 
Danse - Michel Kelemenis ou Christian Ubl
Musique - Philippe Fénelon 
Costumes - Philippe Combeau
Lumière - Manuel Bernard

Production

Kelemenis & cie 
Athanor, Scène nationale d’Albi

Avec le soutien du Groupe de musique électroacoustique d’Albi, Tarn (GMEA)

Les échos

Danser Jacky Pailley

mai.2002

Michel Kelemenis est un chorégraphe qui sait travailler en toute intelligence et en toute simplicité avec la musique. Sa dernière création est un solo écrit sur une partition de Philippe Fénelon. Le fruit de cette première collaboration a été donné à Albi en clôture du Festival Rebonds. Sur la musique constituée de 4 parties distinctes, chacune basée sur un instrument soliste, Kelemenis tisse un long monologue virtuose dans les méandres de riches textures sonores.(...) Sur une chanson tamoul, dernier volet de la partition, il prend la parole pour réciter la traduction du chant dans un dernier élan poétique.

Libération Marie-Christine Vernay

mars.2002

Cadenza se présente comme un dialogue de solistes, entre un chorégraphe et un compositeur, entre une danse solo et des instruments isolés :
clavecin, percussions, contrebasse et voix. (…) Le rapport musique/danse se fait en toute intelligence, sans redondance, ni indifférence, jusqu’à cet étrange chant final telle une étreinte, qui ne renferme pas le spectacle mais l’ouvre sur une voix inconnue.