Le Prétexte à Danser — Kelemenis & cie
Le Prétexte à Danser © Jose Fabiao

Le Prétexte à Danser

2000

Michel Kelemenis

Kelemenis & cie

Après le duo L’homme, la femme et George, hommage au cinéma chorégraphique et musical américain, Michel Kelemenis prolonge son incursion dans l’univers teinté d’humour et de romantisme de la comédie musicale : il y trouve le point d’appui d’une forme intervalle entre animation et spectacle, Le prétexte à danser.
C’est un prétexte pour dire certains des aspects qui fondent le goût et les enjeux de sa danse.
C’est aussi le prétexte à une conversation entre le chorégraphe et ses danseurs, entre les artistes et les spectateurs : après 45 minutes de représentation, la parole leur est donnée.

“Un temps de répétition est donné pendant lequel le chorégraphe dit aux danseurs qui l’accompagnent les sources qui le conduisent à tel choix ou tel autre. À travers quelques segments dansés plusieurs fois, apparaît l’alternance entre l’abstraction du geste du danseur et l’intention, le regard, l’approche, le peu de choses qui soudainement donne le sens d’une rencontre.”
Michel Kelemenis

Distribution

Conception générale et chorégraphie - Michel Kelemenis
Danseurs - Séverine Bauvais, Christophe Le Blay, Michel Kelemenis
Musique - George Gershwin
Son - André Serré
Lumière - Manuel Bernard
Costumes - Philippe Combeau
Chaussures - Patrick Valdivia

Production

Kelemenis & cie 
Culturgest, Lisbonne

Avec le soutien du Ballet National de Marseille - Pietragalla
créée le 10 janvier 2000 lors de la 1e saison du Centre National de la Danse, Paris 

Les échos

L. et A. Théâtre Philippe Verriele

janv.2001

À l’origine : un hommage à l’auteur de "The Man I love", utilisé comme matière à un programme pédagogique. Le chorégraphe explique sa danse avant que ses interprètes ne livrent une triple interprétation du standard. Mais ici, dans les fastes du velours cramoisi, ombres chinoises en arrière-plan, la démonstration devenait un hommage nostalgique au "musical", si tant est que cette pièce, expliquant comment elle s’est faite, reprend le mode de fonctionnement des grandes œuvres de Broadway qui ne sont jamais qu’un immense "making of" attendri.

La Provence Patrick Merle

déc.2000

Le trio de Kelemenis se veut un hommage aux comédies musicales américaines sur fond de partition de Gershwin. Et en même temps un acte pédagogique d’apprentissage de la danse. Michel Kelemenis a la manière d’une répétition publique, commente, ajuste, exécute lui-même les gestes préparatoires d’un duo offert à la fin par Séverine Bauvais et Christophe Le Blay. Pose, baisers, regards, toute la complexité de la danse et du geste passe par ces jeux d’ombre et de lumière entre démonstration et exercices de styles.

Libération Delphine Huetz

janv.2000

Le prétexte à danser suit les traces d’une précédente création, hommage espiègle et sensible à l’univers de la comédie musicale américaine et à l’un de ses inspirateurs les plus prolifiques, George Gershwin.
Alors le corps s’amuse à simuler l’ébauche du mouvement, la chorégraphie à révéler quelques-unes de ses intentions, les poses à ménager de fugaces réflexions…
Délicieux moment d’où s’échappent le plaisir des danseurs et quelques-uns des secrets de la danse dont Kelemenis se garde bien de déflorer entièrement le mystère.