K.danza © Laurent Lafolie
K.danza © Laurent Lafolie
K.danza © Laurent Lafolie
K.danza © Laurent Lafolie

K.Danza

2002

Durée : 50min

Michel Kelemenis

Kelemenis & cie

La transmission du solo Cadenza à Christian Ubl fait apparaître au-delà de l’écriture les pensées et sentiments qui guident une interprétation.

"La transmission du solo Cadenza crée une situation d’échange et d’intimité inédite entre nous, comme il est nouveau pour moi de transmettre une de mes écritures les plus secrètes et intuitives."
Michel Kelemenis

Engageant une réflexion sur la nature éminemment singulière de l’acte dansé, la nécessité d’une étape accompagnée de mots s’est imposée à Michel Kelemenis. Elle prend la forme d’une performance où le chorégraphe transmet au danseur-interprète Christian Ubl les enjeux secrets d’un solo écrit pour lui-même, en appui sur les textures sonores, solistes aussi, produites par différents instruments et rassemblées pour l’occasion par Philippe Fénelon.

Il ne s’agit pas d’une conférence, mais propos, tentatives, gommages, côtoiements, rapprochements, écoutes... sont mis en lumière par un échange parfois oral, souvent gestuel, du chorégraphe avec le danseur, tout orienté pour former la mise en tension au plus proche d’un homme qui bientôt, de l’écriture à l’improvisation, nous danse l’essence de ce qui le constitue.

Distribution

Conception générale, chorégraphie et texte - Michel Kelemenis
Danseurs - Christian Ubl & Michel Kelemenis
Musique - 4 soli musicaux de Philippe Fénelon 
Costumes - Philippe Combeau
Lumière - Manuel Bernard

Production

Kelemenis & cie 

Coproduction
3bisF lieu d’arts contemporains à Aix-en-Provence, Athanor Scène nationale d’Albi

Avec le soutien du Groupe de musique électroacoustique d’Albi, Tarn (GMEA)

Les échos

Le Monde Rosita Boisseau

juil.2005

Le chorégraphe se faufile dans ce duo, interprété avec Christian Ubl. Sur le thème de la transmission, Michel Kelemenis a mis au point un jeu de relais qui passe les gestes de corps à corps dans une confusion de souffle. Parlant un peu, dansant beaucoup, il confie ce solo avec un mélange de désir et de difficulté à lâcher. Complexe, sa danse se distingue par sa serpentine fluidité, soudain énervée par des volte-face, des pirouettes. Un orage gronde à l’intérieur duquel le chorégraphe a su donner un style.

Mouvement Frédéric Kahn

Oct.2002

Un duo pour être finalement seul
Michel Kelemenis a fait ses classes chez Dominique Bagouet et la filiation esthétique est indéniable. On retrouve chez le chorégraphe marseillais cette même quête d’une gestuelle légère et précieuse qui se joue des frontières entre expressionnisme et abstraction. Mais plus narcissique que Bagouet, Kelemenis utilise la danse non pas comme une métaphore, mais comme l’expression même de sa présence au monde. À travers le geste, il dit qui il est. Une expressivité qui laisse peu de choix.
Pour faciliter l’adhésion, Kelemenis a décidé de joindre la parole aux gestes. Il construit un spectacle dans lequel il met en jeu sa nécessité artistique (…) Il n’explique rien, mais éclaire ce qui constitue pour lui l’essence de la danse, la recherche du geste juste. Il ne sculpte pas seulement le corps, mais cherche à inscrire l’être tout entier dans un environnement autant physique que mental, un espace qui, contaminé par le mouvement, deviendra à son tour sensitif. L’effet est d’autant plus saisissant que le dispositif scénique est sobre. Il n’y a pas d’autre décor que la musique de Philippe Fénelon. Elle sert de cadre, de point de repère et de point d’appui, à cette démonstration sensible.